1 sept. 2014

La joaillerie au travers de mes créations - PART II

C'était chaque année la même chose. L'auditorium était là pour nous accueillir dès le premier jour de la rentrée, les professeurs aussi d'ailleurs ... . Tous au rendez-vous pour nous présenter le programme de l'année, les dates de stage et les projets à réaliser. Parce que des projets il y en avait ! Aussi bien en dessin qu'à l'atelier. Et c'est parce qu'il il n'y aura plus jamais d'auditorium, de présentation, de dates de rentrée j'ai gardé quelque uns de ces projets pour mieux vous illustrer les propos qui vont suivre. 

Comme vous vous en douterez au titre il y a bien eu une partie I à cette série d'articles que vous retrouverez en cliquant » ICI « . Pour l'heure la suite logique de l'étape de fabrication d'un bijou m'amène aujourd'hui à vous parler de l'étape de la maquette mais aussi de la CAO/DAO.

La CAO/DAO

Si quelques années en arrière les bijoux étaient façonnés dans la cire ( et plus tôt encore à partir du métal ) aujourd'hui la technologie a fini par prendre le dessus. On en entend de plus en plus parler à la télé mais l’imprimante 3D ne date pas d'hier et est maintenant bien implantée dans le secteur de la joaillerie. Initialement utilisés pour réaliser des chatons qui, demandent une grande précision, les logiciels de CAO/DAO servent désormais à réaliser le bijou en entier grâce à une personne spécialisée dans le domaine.

Création personnelle.
Exercice en cours.
Autant vous dire que pour moi, qui adore travailler la cire, ce système me dépasse complètement et je préfère le travail de l'homme que celui d'une machine. Pour moi ça ne reflète pas l'artisanat !



La cire 

Heureusement certains ateliers façonnent encore leurs pièces dans la cire qui peut-être soit bleu soit verte à la différence que la cire bleu est un peu plus difficile à travailler puisqu'elle marque vite. Bien entendu il ne s'agit pas de la matière qui sert à réaliser vos bougies ! Celle que l'on utilise est plus dure mais assez fragile pour se casser notamment lorsque l'on passe à l'évidage.

Dans un premier temps on va donc donner au bijou sa forme globale avec des limes, des fraises de toutes formes, le boc fil etc ... . Le choix du matériel va forcément varier en fonction de la pièce à réaliser et s'il y a des emplacements de pierres ou non. Viennent ensuite les finitions qui consistent à rendre la cire brillante pour qu'il y ai le moins de piqûres à rattraper une fois que le bijou sera devenu métal. On peut utiliser divers grains de papier émeri, de la paille de fer, un carré de coton ou bien un collant usé.

Gauche - Bague de phalange. 
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25 août 2014

À deux pas de l'horreur, l'Art des tranchées.

Alors que les commémorations de la première guerre mondiale battaient leur plein il y a quelques jours les médias nous ont une fois de plus montré cette période sous sa forme la plus meurtrière en oubliant, comme toujours, un sujet intéressant qui serait sans doute moins rébarbatif.

L'Art des tranchées

Tirs d'embuscade, pluie d'obus, conditions de vie difficiles, entre les moments de terreur et la mort qui survient à tout instant les soldats se servaient de leur temps libre pour détourner des matériaux de leur usage d'origine afin de réaliser des objets dans le but de se vider l'esprit en s'occupant les mains.

Des objets travaillés loin de la ligne de front, sur l'arrière avec pour matière de prédilection le métal.

En effet, les soldats utilisaient le plus souvent des vestiges de la guerre tels que des douilles de différents calibre, de l'aluminium, des pièces de monnaies, les munitions et beaucoup de douilles d'obus vides et autres objets métalliques étaient ainsi transformés en vases, en encriers, en presse-papiers, en briquets, en bagues ... . 


Tandis que certains servaient à améliorer le quotidien, d'autres étaient des éléments à but décoratifs. Il faut dire qu'à cette époque, la guerre fournit à ses soldats artisans un approvisionnement inépuisable en détritus de guerre. Il y a surabondance de matières premières, tout est bon à prendre !

Mais comment parviennent-t-ils à réaliser de tels objets ?

Les morceaux de métal sont fondus, découpés, soudés puis gravés ou ornés de cartouches de fusil ou bien d’insignes comme le bouton d’uniforme ... Cet artisanat est d'autant plus incroyable que les soldats ont uniquement recours aux outils qui composent leur attirail.

Ainsi ils emploient par exemple leur couteau pour graver et leur casque comme récipient pour fondre le métal.

En ce qui concerne la décoration des douilles, ça se passe comment ?

Pour décorer les douilles certains ont utilisé du papier calque, rapporté par les soldats en permission, pour mettre le motif sur la douille, d'autres dessinaient directement dessus. Par la suite la douille était gravée ou poinçonnée avec leurs outils. Pour que cela soit plus facile, il remplissaient la douille de sable ou de terre de terre. Ils utilisaient également du bitume, ou du plomb, qu'ils coulaient à l'intérieur de la douille. Une fois le travail de ciselure ou la gravure terminée, ils chauffaient la douille afin d'en évacuer la matière.

Et pour les briquets ?

Pour ce qui est des briquets très vite les soldats en permission ramenèrent aux autres le nécessaire de base : une molette et une pierre à briquet aisément trouvable chez tous les commerçants. Il s’agissait ensuite de concevoir un petit réservoir pour y placer un morceau de coton imbibé d’essence.

Au fil du temps l'artisanat des tranchées prit rapidement beaucoup d'ampleur et conduisit à une véritable industrie. À l'époque il est de bon ton de posséder un objet fabriqué par un soldat et c'est ainsi que sont apparus les commerces peu scrupuleux.

Quoi qu'il en soit l’artisanat de tranchée est un investissement affectif et psychologique important chez les civils, mais également chez les soldats qui expriment les idéaux pour lesquels ils se battent, leurs conceptions de l’ennemi, leurs désirs ou leurs peurs au moyens de symboles régionaux, floraux, animaliers, religieux et patriotiques comme un coq perché sur un canon ou écrasant dans ses pattes un casque à pointe.


Un résultat pour le moins bluffant réalisé avec peu de moyens dans le but de donner une seconde vie à des objets meurtriers comme pour laisser une trace, un souvenir ... 



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21 août 2014

Association de couleurs et détail coloré - Période estivale 2014.

Souvenez vous ce type d'article a fait sa première apparition » ici «J'ai décidé de parler de la couleur sur ce blog parce que je pense que toute personne qui aime l'art et tout ce que cela comporte sera tout aussi sensible aux teintes qui composent le monde. 

C'est donc après plusieurs semaines que je réitère l'expérience avec un duo de couleurs qui m'accompagne beaucoup au cours de cet été 2014 malgré le mauvais temps qui me donne envie de passer à un univers complètement différent !

Comme quoi à chaque saison son inspiration !



Pour cet été ce sont donc le rouge et le bleu sous toutes ses nuances qui m'ont accompagné mais aussi le vichy, les marinières sans oublier l'imprimé coup de pinceau de Satu Maaranen pour Petit Bateau que j'affectionne beaucoup.